Comparatif
Roborock Q7 L5 vs Q7 M5 : lequel choisir à moins de 250 € ?
Même look, même LiDAR, même application et quasiment le même prix : les deux Roborock d'entrée de gamme se ressemblent à s'y tromper. Mesurés côte à côte pendant plusieurs semaines, l'un des deux l'emporte pourtant nettement.
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Le Roborock Q7 M5 squatte le haut des ventes depuis sa sortie : un robot aspirateur laveur avec LiDAR et l'application Roborock complète, pour moins de 250€. Roborock lui a donné un petit frère, le Q7 L5, au même tarif à quelques euros près et qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau. Alors, lequel prendre ? Le testeur a acheté les deux, les a fait tourner plusieurs semaines sur le même protocole de mesures, et la réponse est plus tranchée qu'on pourrait le croire.
Prix et positionnement
Les deux robots visent la même case : le premier prix sérieux, autour de 200 à 250€ selon les promotions (Roborock affiche 229,99€ pour le L5 et 239,99€ pour le M5 en prix de référence, souvent bien moins en pratique). Aucun des deux n'a de station tout-en-un : c'est une simple base de recharge de 16 cm de large. Les deux existent en noir et en blanc, et chacun a une déclinaison « + » avec station de vidage automatique (Q7 M5+ et Q7 L5+) pour une centaine d'euros de plus. Si vous cherchez un robot aspirateur laveur à moins de 300€ chez Roborock, c'est ici que ça se joue.
Ce qu'ils ont en commun
Presque tout, en fait. Même châssis de 325 mm de diamètre pour seulement 99 mm de haut, même poids de 3,3 kg, même batterie de 3 200 mAh, même bac à poussière de 400 ml combiné au réservoir d'eau dans un bloc unique à l'arrière (on vide l'un et on remplit l'autre en une seule manipulation). Même brosse principale à poils dans un logement flottant, avec le peigne anti-enchevêtrement JawScrapers, et même brosse latérale fixe. Même tourelle LiDAR PreciSense sur le dessus, et même absence totale de détection d'obstacles : ni caméra ni capteur 3D, il faudra ranger câbles, chaussettes et jouets avant de lancer un nettoyage. Même patin de lavage plat, alimenté par un réservoir électronique à trois niveaux de débit, et qui ne se relève pas sur les tapis : pour aspirer une pièce avec moquette, on enlève le patin à la main. Même Carpet Boost qui monte l'aspiration automatiquement sur tapis, et même application Roborock avec cartographie multi-étages, ordre de nettoyage des pièces, zones interdites et zones sans lavage, nettoyage ciblé d'une zone dessinée, et compatibilité avec les assistants vocaux tiers. Sur le papier, les seules différences annoncées : 8 000 Pa et 180 minutes d'autonomie pour le L5, 10 000 Pa et 150 minutes pour le M5.
Le tableau des mesures
| Mesure | Roborock Q7 L5 | Roborock Q7 M5 | Moyenne des robots testés |
|---|---|---|---|
| Aspiration (test scellé) | 1,95 kPa | 2,24 kPa | 0,97 kPa |
| Débit d'air | 13 CFM | 11 CFM | 16,8 CFM |
| Nettoyage en profondeur des tapis | 80 % | 75 % | 76,7 % |
| Poils d'animaux écrasés dans la moquette | 12 % | 78,5 % | 81 % |
| Cheveux longs enroulés sur la brosse | 56 % | 43 % | 21 % |
| Efficacité de navigation | 0,82 m²/min | 0,86 m²/min | 0,72 m²/min |
| Autonomie | 3,33 min par % (~136 m²) | 3,1 min par % (~127 m²) | 2,56 min par % (~109 m²) |
| Détachage à sec (score) | 128 | 158 | 112 |
| Eau consommée au lavage | 3,35 g | 2,00 g | 1,04 g |
| Score de lavage combiné | 6,3 | 21,9 | 22,75 |
Aspiration : les deux frappent fort, le M5 un peu plus
C'est le point fort commun. Sur banc de test scellé, là où la moyenne de tous les robots passés entre les mains du testeur est de 0,97 kPa, le L5 atteint 1,95 kPa et le M5 grimpe à 2,24 kPa, l'une des valeurs les plus élevées jamais relevées, quatorzième du classement général toutes gammes confondues. Le débit d'air est en revanche en dessous de la moyenne pour les deux (13 CFM pour le L5, 11 pour le M5, contre 16,8), ce qui n'a pas empêché un très bon ramassage des débris de toutes tailles sur sol dur, avec très peu de projections. Sur tapis, deux résultats qui se croisent : au quotidien, le M5 ramasse visiblement mieux les débris fins en surface ; mais dans le test de nettoyage en profondeur, où du sable est incrusté dans une moquette à poils moyens puis pesé après passage, c'est le L5 qui l'emporte avec 80 % retiré contre 75 % pour le M5 (moyenne : 76,7 %).
Navigation et autonomie : avantage L5 sur la batterie
Le LiDAR en tourelle reste, pour le testeur, la solution la plus fiable pour cartographier et ne rien oublier. Les deux robots sont bien au-dessus de la moyenne en efficacité de parcours : 0,82 m² par minute pour le L5, 0,86 pour le M5, contre 0,72 en moyenne. Côté batterie, le L5 prend l'avantage avec 3,33 minutes de fonctionnement par pour cent de charge, contre 3,1 pour le M5 (moyenne 2,56). Traduit en surface, cela donne environ 136 m² par charge pour le L5, 127 m² pour le M5, là où la moyenne tourne autour de 109 m². Les deux savent rentrer se recharger puis reprendre là où ils s'étaient arrêtés.
Lavage : là où le L5 décroche
Le lavage à patin plat n'a jamais été la spécialité de ce type de robot, et ni le L5 ni le M5 ne relèvent leur patin sur tapis. Mais la différence entre les deux est nette. Sur les taches sèches, les deux font mieux que la moyenne (score de 112) : 128 pour le L5, et un excellent 158 pour le M5. Le problème du L5, c'est l'eau : 3,35 g consommés pendant le test, plus de trois fois la moyenne de 1,04 g, avec des sols laissés trempés. Résultat, un score de lavage combiné de 6,3, le deuxième plus mauvais jamais enregistré par le testeur. Le M5 consomme aussi plus que la moyenne (2 g), mais de façon bien plus contrôlée, et termine avec un score combiné de 21,9, tout proche de la moyenne de 22,75.
Poils d'animaux et cheveux : le vrai point noir
C'est ici que le verdict se joue. Dans le test des poils d'animaux écrasés, où des poils d'environ 6 cm sont pressés dans les fibres d'une moquette, le M5 fait légèrement moins bien que la moyenne (78,5 % ramassés contre 81 %). Le L5, lui, s'effondre à 12 %, très loin sous le précédent plus mauvais score jamais relevé (29 %). Le testeur a refait le test plusieurs fois avec le même résultat : ce n'est pas un accident de mesure, c'est une vraie faiblesse. Les cheveux longs (environ 18 cm) ne sont une réussite pour aucun des deux : 43 % s'enroulent autour de la brosse du M5, 56 % pour le L5, contre 21 % en moyenne, malgré le peigne JawScrapers. Si vous avez un chien ou un chat qui perd ses poils, le L5 est à écarter ; le M5 reste correct sans être excellent.
Notre verdict : le Q7 M5, sans hésiter
Le Q7 L5 a quelques atouts réels — un peu plus de débit d'air, un meilleur nettoyage en profondeur des tapis, la meilleure autonomie des deux — mais ils sont balayés par ses trois vraies faiblesses : les poils d'animaux, l'enchevêtrement des cheveux et un lavage qui noie le sol. Le Q7 M5 est plus régulier sur tous les tableaux, lave nettement mieux, ramasse mieux les débris fins sur tapis au quotidien, et existe en version M5+ avec station de vidage si vous voulez évoluer plus tard. À quelques euros d'écart, c'est lui qu'il faut prendre, et il reste l'un des meilleurs robots aspirateurs laveurs à moins de 250€ testés à ce jour. Le L5 ne se justifie que trouvé nettement moins cher, pour un logement sans animaux et sans grand besoin de lavage.
Pour qui ?
Pour un premier robot sous les 250€, dans un appartement sans trop d'objets qui traînent au sol (aucun des deux ne détecte les obstacles), avec surtout du sol dur et un peu de tapis : le Q7 M5. Si votre budget peut monter d'une centaine d'euros et que vous ne voulez plus vider le bac, la version Q7 M5+ avec station de vidage est la suite logique. Si vous avez des animaux et une vraie surface de moquette, mieux vaut regarder au-dessus, du côté des robots avec caméra et brosse anti-enchevêtrement plus efficace, comme ceux de notre comparatif entrée de gamme.