Test
Test Dreame L50s Pro Ultra : le trempage à 100°C tient (presque) sa promesse
30 000 Pa, un réservoir de détergent doublé et des serpillères trempées jusqu'à 100°C : le successeur du L40s Pro Ultra soigne le lavage, mais supprime au passage la dépose automatique des pads. Testé en comparatif direct pendant plus d'un mois.
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Testé pendant plus d'un mois avec 800 m² de nettoyage au compteur par un utilisateur qui possède aussi le L40s Pro Ultra depuis plus de 5000 m², ce L50s Pro Ultra ne cherche pas à réinventer la gamme mais à muscler ses deux points faibles : l'aspiration et le lavage. Le testeur a mené un comparatif direct entre les deux générations, sur la même zone, avec caméra thermique à l'appui.
Conception et entretien
La station reste imposante : environ 59 cm de haut, 34 cm de large, 26 cm de profondeur, avec ses deux réservoirs de 4,5 L (eau propre) et 4 L (eau sale), et la possibilité d'ajouter un kit de raccordement à l'eau courante pour une autonomie de plusieurs semaines. Le réservoir de détergent grimpe à 600 ml, largement au-dessus des ~200 ml du L40s Pro Ultra. Le sac à poussière passe à 3,5 L, pour environ 3 mois d'autonomie selon le testeur (essentiellement de la poussière fine et quelques petits jouets, sans animaux au domicile testé).
La vraie nouveauté est le système AceClean : une base qui reste visiblement plus propre au quotidien (aucun nettoyage manuel du filtre en un mois, résidus minimes), et surtout le ThermoHub, un trempage complet des serpillères dans un bain d'eau chauffé par des patins chauffants, avec un racloir qui décrasse en profondeur pendant que la saleté tombe dans un filtre aspiré ensuite. Mesure à la caméra thermique à la sortie de station : environ 70°C (contre l'annonce commerciale de 100°C, l'écart s'expliquant par l'eau froide qui retombe dessus). En comparaison directe, le L40s Pro Ultra, qui chauffe l'eau via une petite bûche chauffante interne avec davantage de déperditions, plafonne à environ 35°C mesurés dans les mêmes conditions — loin de son propre objectif annoncé de 75°C. Séchage présent avec plusieurs modes mais non programmable, contrairement à certains modèles Roborock selon le testeur. Consommation électrique estimée entre 10 et 15€ par an en usage normal.
Sous le robot (10,4 cm de haut, un peu au-dessus de la moyenne du marché) : bac à poussière de 250 ml, sans micro-grille de protection du filtre — un filtre-mousse ajouté en test personnel par le testeur limite le colmatage aux poussières fines, mais sans cette bidouille, le filtre se colmate visiblement plus vite ; nettoyage recommandé tous les 15 jours pour préserver la puissance d'aspiration. Double brosse HyperStream (silicone + poils, rotation inverse) : aucun cheveu emmêlé constaté malgré des cheveux longs et frisés dans le foyer testé, un système jugé aussi efficace que le Duo Divide de Roborock. Deux serpillères rotatives de 13 cm, plus efficaces dans les angles et sous les meubles bas que les systèmes à rouleau, mais moins bonnes sur les petites taches liquides fraîches (pas de pompe d'aspiration d'eau sale interne). Défaut notable : le robot peut relever ses serpillères de 10,5 mm mais ne peut plus les déposer automatiquement à la station comme le fait le L40s Pro Ultra — un choix que le testeur qualifie de "surprenant" et "pénalisant" pour qui a des tapis épais, d'autant que la concurrence Roborock (Saros, Qrevo Curv 2 Pro) conserve cette fonction.
Application et cartographie
Même base applicative que sur le L40s Pro Ultra, jugée par le testeur comme l'une des plus complètes et intuitives du marché : zones interdites, réglages fins de lavage et d'extension des brosses, mode Clean Genius entièrement automatique qui décide seul du nombre de relavages selon la saleté détectée, gestion des animaux de compagnie avec emplacements dédiés (tapis, gamelle) et intensification automatique du nettoyage à ces endroits, retour caméra en direct avec pilotage à distance, prise de photos et mode recherche d'animal. Nouveauté pratique : un réglage permet d'indiquer l'emplacement des rideaux pour que le robot les pousse et aspire derrière — une zone habituellement mal traitée. Un assistant vocal embarqué répond directement aux commandes ("nettoie la cuisine").
Navigation et obstacles
Même architecture de détection que le L40s Pro Ultra (double laser 3D structuré, tour LiDAR, caméra IA), mais avec une reconnaissance étendue à plus de 220 objets contre 180. Sur un parcours de test avec câbles, petits jouets, poussière et taches, le robot détoure correctement les zones sales détectées et relève sa brosse latérale en présence de liquide. La détection n'est pas infaillible : une petite moto-jouet plus grosse qu'un câble a été poussée une fois plutôt qu'évitée, et une tache de ketchup jugée trop petite n'a pas été reconnue comme salissure liquide (le robot est passé dessus et l'a légèrement étalée) — le L40s Pro Ultra, testé en parallèle sur la même zone, l'a lui bien repérée. Bonne gestion des angles grâce à la brosse latérale Flexy Arm déportée et à la rotation du corps du robot ("Robot Swing") pour lécher sous les meubles bas comme un réfrigérateur.
Aspiration
L'aspiration annoncée à 30 000 Pa (contre 19 000 sur le L40s Pro Ultra) se ressent nettement sur tapis à poils longs en comparatif direct : le L50s Pro Ultra creuse des sillons plus marqués et boost visiblement sa puissance dans les fibres, quand le L40s peine davantage à détecter certains petits obstacles posés sur le même tapis. Sur un test de poussière fine et débris, aspiration jugée très efficace en un seul passage. La brosse latérale Flexy Arm détecte aussi le marc de café dans un coin et déclenche le protocole grosses particules pour un nettoyage complet.
Lavage
C'est le principal argument de cette génération : sur une tache de chocolat frais, le robot détoure la zone, humidifie fortement et efface complètement la tache avant de retourner laver ses serpillères à la base puis de revenir terminer sa tâche. Comparé au L40s Pro Ultra sur la même tache de ketchup, le résultat de lavage est jugé équivalent sur le moment, mais le testeur note que le trempage complet à haute température du L50s Pro Ultra devrait mieux venir à bout des taches grasses incrustées dans la durée, faute de ce système sur le L40s. Après cycle, une touffe de cheveux frisés reste malgré tout emmêlée autour de la brosse rotative des deux robots — un point commun aux deux générations avec des cheveux longs et frisés, à dégrossir en amont selon le testeur.
Autonomie
Batterie 5200 mAh avec une recharge environ 30% plus rapide que le L40s Pro Ultra. Autonomie du sac à poussière estimée à 3 mois. Fonctionnement jugé globalement silencieux, y compris pendant le trempage des serpillères.
Verdict
Le testeur est clair : l'écart entre le L40s Pro Ultra et le L50s Pro Ultra "n'est pas le jour et la nuit", mais reste une évolution solide plutôt qu'une révolution. L'aspiration à 30 000 Pa et le trempage ThermoHub mesuré à 70°C (contre 35°C réels sur le L40s malgré une promesse à 75°C) justifient le changement pour qui veut le meilleur da la gamme Dreame actuelle. Le vrai regret reste la suppression de la dépose automatique des serpillères, une régression pour les propriétaires de tapis épais que même la concurrence Roborock a évité. Un choix recommandé pour l'aspiration et le lavage ; le L40s Pro Ultra garde un argument si la gestion des tapis prime.
Sur le Dreame L50s Pro Ultra
Points forts
- Aspiration portée à 30 000 Pa (contre 19 000 sur le L40s Pro Ultra), nettement plus efficace sur tapis à poils longs
- Système ThermoHub : trempage complet des serpillères dans un bain d'eau chauffé (mesuré à 70°C par caméra thermique, contre 35°C mesurés sur le L40s), avec racloir qui décrasse en profondeur
- Réservoir de détergent porté à 600 ml (contre ~200 ml sur le L40s Pro Ultra)
- Double brosse HyperStream : aucun cheveu emmêlé constaté même avec des cheveux longs et frisés dans le foyer testé
- Recharge environ 30% plus rapide grâce à la batterie 5200 mAh
- IA capable de reconnaître plus de 220 objets (contre 180 sur le L40s Pro Ultra)
- Application jugée parmi les plus complètes du marché : zones interdites, gestion des rideaux, reconnaissance des animaux, caméra pilotable à distance
- Consommation électrique très faible en usage normal (10 à 15€/an estimés)
Points faibles
- Suppression de la dépose automatique des serpillères à la station (présente sur le L40s Pro Ultra) : le robot garde ses pads humides même pour une tâche d'aspiration seule sur tapis épais
- Absence de micro-grille de protection du filtre : colmatage rapide constaté par le testeur, nettoyage recommandé tous les 15 jours
- Séchage des serpillères non programmable, contrairement à certains concurrents Roborock
- Robot un peu haut (10,4 cm) par rapport à la moyenne du marché
- Évolution jugée modeste par rapport au L40s Pro Ultra en dehors de l'aspiration et du lavage à 100°C
Fiche technique
- Batterie
- 5 200 mAh, recharge rapide ~30% plus vite que le L40s
- Aspiration
- 30 000 Pa
- Navigation
- LiDAR + double laser 3D structuré + caméra IA (220 objets reconnus)
- Hauteur robot
- 10,4 cm
- Dimensions base
- 59 x 34 x 26 cm
- Franchissement de seuil
- 40 mm en deux étapes (EasyLeap)
- Sac à poussière (base)
- 3,5 L, ~3 mois d'autonomie
- Bac à poussière (robot)
- 250 ml
- Autonettoyage serpillères
- ThermoHub, trempage complet jusqu'à 100°C
- Réservoir eau sale (base)
- 4 L
- Réservoir détergent (base)
- 600 ml
- Réservoir eau propre (base)
- 4,5 L
Pièces détachées compatibles
Lot de 8 serpillières lavables de rechange (L40s Pro Ultra et compatibles)
Patins de lavage réutilisables et lavables en machine, compatibles avec le L40s Pro Ultra.